LES FURYS LES JAGUARS LES BARONETS RARE LP 1965 60S QUEBEC GARAGE yéyé
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Apr 21, 2014 Sold Date
Apr 14, 2014 Start Date
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Description

compilation LP “Collection-Or, volume 2: Groupes Yé Yé” Franco-Elite FE 6931, 1966 TRES BON ETAT LES CLASSELS LES BARONETS LES FURYS LES GITANS LES BEL CANTO LES INTOUCHABLES LES JAGUARS LES SULTANS Les Furys : une histoire personnelle par Steve Norris (guitare) Accueil / Home Histoire des Furys Discographie The Furys' Story Discography Liens / Links J’ai toujours aimé la musique. J’ai acheté ma première guitare — un modèle acoustique Sunburst — à 13 ans, de Chappell Music, rue Charing Cross, à Londres, dans ma Grande-Bretagne natale, au prix d’environ cinq livres. Notre maison était pleine de partitions qu’avaient accumulées mon grand-père, un auteur-compositeur très connu du nom de Fred Godfrey, et que j’essayais tant bien que mal de déchiffrer. Au pensionnat où j’étudiais, seuls trois élèves avaient choisi l’option musique. En si petit groupe, l’enseignement était très personnel et mes deux camarades se sont finalement joints à un orchestre symphonique. Je faisais partie de la chorale du pensionnat, qui chantait des pièces comme Le Messie de Haendel et La Création de Haydn. Mais par un caprice du destin que je regrette encore, j’ai échoué à mon examen de musique de fin d’études secondaires. Une étrange déconvenue. À mon départ du pensionnat, à 16 ans, j’ai pu me consacrer plus sérieusement à la musique. Je suis devenu le guitariste du groupe de ragtime Gwyn Bailey and His Ragtimers, qui comptait aussi un trompettiste, un clarinettiste, un joueur de banjo et un batteur. J’ai ensuite rejoint un trio guitare, basse et batterie. Nous jouions les samedis soirs dans les bars ouvriers des environs de Loughborough, Leicestershire, dans la région des Midlands. Je m’étais acheté entre-temps une guitare électrique Hofner blonde à deux pick-ups et un petit amplificateur muni de deux haut-parleurs de 8 pouces. Le tout pour la mirobolante somme de 75 livres, puisée dans l’héritage de mes grands-parents Norris...destiné à mes « études supérieures » . Notre bassiste avait une Hofner du même modèle que la célèbre basse « violon » de Paul McCartney. Nous apprenions les pièces instrumentales des Shadows, le groupe de Duane Eddy et Cliff Richard, alors très populaire en Grande-Bretagne. C’était génial. Les premiers pas des Furys À la fin des années 1960, je suis revenu au Canada où ma famille avait d’abord émigré en 1954. L’avion a atterri à 6 heures 30 à l’aeroport de Dorval de Montréal, au petit matin du 4 janvier 1961. J’avais 18 ans et pour seuls bagages une valise, ma guitare Hofner et un billet de 20 dollars. Ce printemps-là, j’ai répondu à une annonce du quotidien Montreal Star. Quelqu’un, à Saint-Martin (municipalité faisant aujourd’hui partie de Laval), cherchait à former un groupe. Je me suis présenté un samedi matin à l’adresse indiquée pour y trouver un type appelé Pete Grilli et une poignée de musiciens en plein jam session. Pete avait une superbe guitare Les Paul. C’est là que j’ai fait la connaissance de Bob Dufour, qui vivait dans les environs. Bob et moi avons décidé de nous séparer de Pete pour créer notre propre groupe, en lui chipant au passage son batteur Johnny Hébert. L’été 1961 a été chaud et semblait interminable. Bob et moi traînons un peu partout à Laval et sommes devenus les meilleurs amis du monde. Nous sommes allés un soir à l’autodrome Fury de Fabreville, situé juste au nord de Saint-Martin sur la route 11 (aujourd’hui la 117), pour assister à une course de stock-cars. En rentrant à pied (notre principal mode de locomotion), nous nous amusions à chercher un nom pour notre groupe. Inspirés par l’autodrome, nous l’avons baptisé « Les Furys » . Les Furys ont joué tout l’automne 1961 à Saint-Martin et aux alentours, surtout les vendredis soirs, dans les soirées dansantes des écoles secondaires. Bob n’avait pas encore de guitare et je lui prêtais ma Hofner. Je venais d’acheter une Fender Stratocaster Sunburst 1961 flambant neuve, numéro de série 65,483 (aujourd’hui une pièce de collection vu les millions de Stratocaster fabriquées depuis), chez Peate’s Music, rue Mansfield, à Montréal. Elle coûtait environ 250 dollars, et j’ai pu l’acheter grâce aux facilités de paiement offertes par le magasin. Comme j’avais déjà une unité de réverbération Fender, je pouvais maintenant reproduire le son des groupes de surf music californiens, qui gagnaient alors en popularité et utilisaient un équipement semblable. Bob et moi avons par la suite acheté des amplificateurs Fender chez Faucher Électrique, rue Beaubien : un Bandmaster blond à deux haut-parleurs de 12 pouces pour moi, un Bassman assorti avec les mêmes haut-parleurs pour lui. J’ai conservé tout cet équipement, y compris la Hofner et la Strat. À l’écoute de nos disques, certains noteront peut-être la « lourdeur » de notre son. Il y a deux raisons à cela. Premièrement, nos amplis produisaient un son plus puissant que les haut-parleurs de 8 po majoritairement utilisés à l’époque. Deuxièmement, j’ai suivi le conseil du guitariste des Fendermen, auteurs du tube de 1960 intitulé « Mule Skinner Blues », que j’étais allé voir au Esquire Show Bar de Montréal. Pendant l’entracte, je lui avais demandé comment il arrivait à produire ce son. Il m’a répondu qu’il accordait sa guitare un ton plus bas que la normale. D’où notre son plus profond, et donc plus « lourd ». Les vrais débuts des Furys À l’été 1962, j’ai répondu à une autre annonce du Montreal Star passée par un groupe qui cherchait un guitariste. Je me suis rendu à Montréal, rue Châteaubriand, où m’attendaient un saxophoniste appelé Maurice « Moe » Rossy et un pianiste du nom de Serge Fleury. Moe avait décroché un contrat en vue de jouer à La Caravane, une salle de danse de Saint-André-Avelin, petite municipalité de l’Outaouais située juste au sud de son chalet d’été du lac Simon. Par un beau vendredi soir, nous sommes donc montés à bord de sa Chevrolet Impala décapotable blanche, modèle 1959. Le lendemain, Moe et moi nous produisions à La Caravane avec un batteur de l’endroit appelé Serge. On s’éclatait. Et quelques semaines plus tard, nous avons demandé à Bob Dufour de se joindre à nous, simplement pour le plaisir. L’été a pris fin et nous avons décidé de continuer à jouer ensemble à Montréal. Mais il nous fallait un batteur pour remplacer celui de La Caravane. Bob a pensé à l’un de ses cousins, Bob Boivin, qui se débrouillait bien à la batterie. La vraie carrière des Furys était lancée. De l’automne à l’hiver, nous avons joué dans les soirées dansantes de la salle paroissiale de l’église Bon-Pasteur, à Laval-des-Rapides, Serge troquant son piano pour un orgue Hammond Spinet et un amplificateur Leslie. À l’approche du printemps, nous avons entrepris une tournée des écoles secondaires de Montréal.
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