JULIEN PORRET & THE HOT MELODIC BAND RARE 78 TOURS FRENCH JAZZ 30S
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Description
RARE DISQUE 78 TOURS 78 RPM RECORD JULIEN PORRET 590 JP 100 JULIEN PORRET ET THE HOT MELODIC BAND VITE VITE/PRESSONS NOUS TRES BON ETAT AVEC POCHETTE ORIGINALE LES DISQUES SUCCES DE JULIEN PORRET Julien Porret commence très tôt des études musicales, Solfège et cornet à pistons (seul instrument disponible dans la famille). Guidé par son frère Armand, et son père qui joue également de cet instrument dans l'harmonie: "La sirène de Paris" (75014). Encouragé par le chef et les musiciens, il prépare le Conservatoire, et obtient le premier prix de cornet en 1914 du Conservatoire de musique de Paris. Il compose son premier morceau: "La Polka Humoristique" jouée encore de nos jours ! Cette polka est déchiffrée par Jeanne Frankin, pianiste, et fille de son professeur de cornet Merry Frankin. Surprise de constater que ce morceau est parfaitement orchestré, elle lui conseille d'apprendre le piano, et d'étudier l'harmonie avec un excellent professeur: M. Heurteur. Dès 1912, il joue dans l'orchestre de Luna Park, porte Maillot, puis au Skating Magic-City, rue Cognacq Jay et de nombreux bals de barrières à Luna Park. Déjà, sur les programmes figurent des Cakes Walks, puis des Rags Time, introduction à la musique syncopée Américaine. A 16 ans, il est, bien entendu, passionné par cette nouvelle forme de musique et, en 1913, il compose un cake walk:"The Lucky Tramp" qu'il évite soigneusement de montrer au conservatoire, car ces nouveaux rythmes ne sont guère appréciés dans les classes. En 1914 il obtient un 1er prix de cornet, mais la guerre éclate. Trop jeune pour être mobilisé, il joue dans les orchestres des cinémas muets. Cependant, la musique rythmée est demandée de plus en plus par le public et par les chefs d'orchestre qui veulent moderniser leur répertoire; Julien compose des morceaux nouveaux style: "Old Peter", "Jolly Boy", "Brooklin" et "Botany Bay". l'on ne parle pas encore de "Jazz" puisque ce mot n'apparaîtra que vers 1915 à Chicago. De quelle origine dérivée de Jezabel? de Jasbo Brown ?de Chas Washington? N'étant pas chauvins, nous préférons le mot Français "Jaser" qui est très utilisé à la Nouvelle Orléans, pourquoi pas ? C'est alors que le Gouvernement Français désirant effectuer une "Public Relation" aux Etats-Unis, charge Gabriel Pares de constituer une harmonie "The French Army Band" et d'organiser une tournée de concerts à New-York, Boston, Chicago et San-Francisco. Julien est engagé comme cornet solo. Cette tournée n'est pas innocente, elle viens appuyer une demande d'aide de plus en plus pressante, car la France s'essouffle dans cette terrible guerre et l'appuis militaire et industriel des Etats-Unis devient indispensable. En 1915 l’orchestre débarque à New-York et tout de suite les concerts se succèdent. Programme très « classique » : ouverture de Benvuenuto Cellini, Manon, Fantaisie, Concerto pour clarinette, Prélude et Entracte de Carmen… C’est un succès total. Les musiciens Français sont ovationnés d’une façon délirante « à l’Américaine » et le soir, après le service, ils sont emmenés dans les quartiers « chauds » pour écouter les premiers Jazz Band. Julien est stupéfait d’entendre ces rythmes bizarres, joués par des instrumentistes qui ne lisent pas une note de musique, mais dont l’efficacité est remarquable. Il pressent immédiatement l’avenir de cette musique : bien sûr, c'est une musique Américaine, mais les Français, peuvent écrire du JAZZ « à la Française », rien ne s’y oppose. Les concerts se succèdent, Julien écoute Buddy Bolden, Louis Mitchell ou King Oliver. Il est surtout impressionné par les pianistes de Rag Time dont la virtuosité l’affole. Parmi eux, l’étonnant Tom Waltham. Il écrit à son tour « Powell Street » nom de la principale artère de San-Francisco. De retour à Paris, Julien compulse ses notes prises aux U.S.A. Comment faire jouer cette musique aux orchestres Français ? N’oublions pas que les musiciens sont de formations classiques, rien à voir avec les « Jazz Band » Américains. De plus, cette nouvelle musique est qualifiée de musique de singes !!! Alors il faut écrire des morceaux, les orchestrer, afin que les orchestres soient valables. En 1916, la formation d’un orchestre était généralement la suivante : piano, (1 à 2) violon(s) alto, cello, contrebasse, flûte, clarinette, saxo, hautbois, cor, cornet, trombone, batterie. Encore une fois, rien à voir avec les Bands Américains. Julien est mobilisé dans l’épouvantable classe 16 qui laissera tant de morts sur le front ; Mais, trompettiste, il est maintenu hors du carnage, réveillant ponctuellement ses camarades. Cette situation ne l’empêchera pas d’écrire quelques morceaux : « Pick me up », « Luck by luck », « Bébé rose ». Transféré en 1917 à Bourges, il rencontre les combattants Américains au repos et chaque soir, il anime les soirées en jouant au piano tous les airs qu’il a rapporté de son voyage aux U.S.A, c’est du délire. Le vin Français aidant, à l’aube, la « military police » ramène les guerriers pêle-mêle dans les casernes. En 1919, c’est la démobilisation et Julien Porret retourne au conservatoire pour obtenir un 1er prix de trompette. Les combattants rescapés de cette horrible guerre, n’ont qu’une idée : s’amuser, rattraper le temps perdu, ils envahissent les lieux de plaisir, les boites de nuit, les casinos, les dancings et ce sont les « folles nuits des années folles » Il faut former les Jazz Band (bon ou mauvais) car les directeurs des établissements s’arrachent à prix d’or les premières formations qui curieusement ne seront pas Américaines mais Françaises !!! Tout est bon pour faire américain : lunettes (sans verre) à grosse monture d’écaille, pseudonyme américain voir barbouillage au cirage !!! Doudou Marguliès, qui a constitué son premier Jazz « The Merry Makers » attend avec impatience le passage de son orchestre qui doit se produire après un orchestre de tango, mais celui ci s’éternise en tangos langoureux et en valses lascives. N’y tenant plus, il profite d’un court instant de calme : « Mesdames et Messieurs, vous allez entendre maintenant de la vrai musique !!! ». L’orchestre de tango est poussé vigoureusement vers la coulisse et le Jazz Band s’installe. C’est gagné, le Jazz Band est lancé, il fera le tour de tous les casinos avec un énorme succès. Julien écrit l’indicatif de cette formation, « The Merry Makers » qui compte des musiciens de talent : Roger Fisbach, Harry Parson, Georges Jacquemont, Raoul Gola, Collot Bonnet, Fernand Marin … Au casino de Trouville dont il fait l’ouverture, Julien apprend la trompette à Julien Lapeyronnie qui jouait du banjo puis il étudie le saxo pour jouer dans l’orchestre de Peth Evans au capitole de Monte-Carlo en 1925. Le « Thomson Band » débarque au Havre, mais, catastrophe, le pianiste est malade et c’est l’excellent pianiste Raoul Gola qui sera le seul blanc de l’orchestre. Julien continue à écrire des morceaux de Jazz, il devient auteur de ses œuvres. De 1922 à 1924, il édite pour le Jazz : Flown, plucky, For You, Gadys, Mado, Baw’cock, Mignon Couic Couic, Dont Talk, qu’il signe de son pseudonyme Nat Sing pour faire Américain. Toutes ces partitions se vendaient à la maison du Jazz, rue V.Massé. En 1923, il édite une suite d’orchestre, « la suite américaine » en 5 parties : Bunny, humoresque, Slidding Kitty, Rag Time, Wayside, Melodie Fox, Autumn Wind, Sérénade, Symphonny Jazz, final, qui sont en quelque sorte des souvenirs musicaux de l’Amérique. Dans les orchestres il rencontre d’excellents musiciens comme Edmond Cohanier, Lucien Moraweck, Faustin Jeanjean, Yatove, Léo Poll, André Ekyan, Léo Vauchant, Guy Paquinet, René Weiss, Michel Warlop et Philippe Brun à qui il apprend la trompette et qui deviendra un trompettiste remarquable. Il joue dans l’orchestre du Docteur Larrazet, un vrai docteur converti au Jazz !!! Les bons musiciens ce sont multipliés et les orchestres aussi. Il travaille également avec Fred Mele et Lud Gluskin. Suivent des Fox Trot : Pupazzi, A Brivelé (Yddish Fox), A God Joke, A Jopling, Hot Dog Blues, Hot Fever (une de ses meilleures compositions), Gégoromanie : indicatif de l’orchestre Gregor et ses Grégorians (un acrobate génial devenu chef d’orchestre sans savoir de quel coté se tourne une clé de sol !). Il retrouve à Paris son amis américain Tom Waltham pour qui il écrit Great Fun puis Day of Luck, Waves Songs, Crazy Crocodiles, Bob et Bobette, et, innovation pour l'époque: La Rumba de Cuba dont le rythme de rumba se transforme peu à peu en fox trot pour revenir au tempo initial. Sa vie se partage entre son activité de trompettiste d'orchestre et celle de compositeur, et si le Jazz fait son entrée dans les spectacles Américains, le cinéma prends une importance de plus en plus grande. Bien sur le cinéma est muet, mais toutes les salles font appel à un accompagnement musical. Pour les plus modestes un simple piano, mais pour les plus importants dans les villes: un orchestre de qualité. Les chefs utilisaient des extraits d'oeuvres classiques pour illuster l'action et une savante découpe des partitions faisait le reste. Ayant été dans plusieurs cinémas de la région parisienne, Julien Porret eut l'idée de créer "la FILM MUSIC COLLECTION" dont les morceaux sont destinés à sonoriser les différentes situations: amour, passion, violence, orage, chaque oeuvre étant complète en elle même. Mais il reste le problème de l'édition, et si certains de ces morceaux sont édités par Francis Salabert, Max Eschig, Evette pour la France, Rhule à Berlin , ou de Wolfe à Londre, personne n'envisage d'éditer une pareille collection. Julien Porret a horreur de tirer les sonnettes, et sa décision sera prise: il sera son propre éditeur. Il trouve le financement de sa petite entreprise avecsa trompette. Trés apprécié, il joue dans les orchestres la nuit, réalise des arrangements l'après-midi, le matin lui reste pour travailler pour lui, à compléter sa collection. cette vie est folle mais cela marche! On le trouve dans les orchestres de Lud Gluskin, et Gregor, du Docteur Larrazet, des Merry Makers, de Fred Mélé ect ... Les Allemands aussi commencent aussi commencent à constituer des orchestres de Jazz. Bernard Ette fait appel aux spécialistes Français: Julien et Paul Romby se retrouvent à Berlin avec le Sax Billy William. Puis il travaille avec Erno Rapée en tant que soliste et arrangeur. Ses oeuvres seront éditées à Berlin par les Editions Rhules entiérement disparues. Mais rien ne remplace la France et le retour au pays. Pendant son absence, sa petite édition s'est developpée, dirigée par son frère et avec l'aide de son père. Les chefs demandent toujours de nouveaux thèmes, et Julien écrit, écrit ... L'édition propose ainsi: des préludes, des berçeuses, des marches, des valses, des poêmes symphoniques, des burlesques et des descritptifs: le doute, la crainte, la peur, la souffrance, ... Pour les Versatiles Juniors il arrange en jazz "la Sérénade" de Schubert, ce qui provoque des remous dans le monde musical. Vers 1930 le Film parlant ruine tous ses projets. En quelques mois l'édition périclite et s'arrête. Les orchestres sont licenciés, des milliers de musiciens sont sans emplois. Mais le parlant a besoins de films et les studios Tobis et Paramount font un "pont d'or" aux bons musiciens, c'est à dire ceux qui sont capable de lire n'importe quoi dans n'importe quel ton, et même improviser ce qui n'as pas été écrit. Julien Porret se retrouve avec ses amis Paul Romby (sax), Raoul Gola (piano), Fernand Marin (trombone). Dans les studios de Joinville ou d'Epinay c'est de la folie ! Ils enregistrent jour et nuit. On bacle un film en quatre jours ! Julien fait les arrangements sur le dessus du piano pour gagner du temps. Il écrira ainsi la musique de : ... Le Bal (premier film de Danielle Darrieux, Le Petit Jacques avec Harry Baur, Une journée de Folies avec Fernandel, ... Mais le cinéma le déçoit, car au montage ses compositions sont tronquées. Il préfère les documentaires et il réalise ceux qui précedent les grands films de Walt Disney. Avec son ami Pierre Larrieu, il orchestre la musique de scène des revues des Folies Bergère, et commence à écrire pour la Radio de petits sketches publicitaires. Toute une série est déjà terminée, on y vante Butagaz, les velosMonet-Goyon, les produits Alain, le timbre Pluie d'or etc ... En même temps il y a une forte demande pour les radios publiques et privées. Il crée sa propre marque de disques "Disques Succés de Julien Porret" et enregistre avec son orchestre: The Hot Melodic Band. Ces disques sont destinés à être joués pendant les entractes dans les cinémas. ils ne furent jamais vendus ce qui explique leur rareté. La rétribution se fait par les droits d'auteurs, c'est un succès, la collection marche trés bien et il ajoute toujours de nouvelles compositions. Vers 1935 suivant la mode, Il crée une "Collection Musette" destinée aux bals populaires et aux accordéonistes. Tous les genres sont abordés: Tango, Java, Paso, Rumba, Conga, Valse, Tourbillon, ect ... Mais la guerre de 1940 survient, il est sous chef au casino de Deauville ! Feuille de route: quatre jours plus tard, il se retrouve sur un tas de charbon à la gare de Fontainebleau, les casernes sont trop petites, il a deux enfants, l'armée l'a mobilisé par erreur, il est relaché. La musique est pratiquement arrêtée. Julien en total désaccord avec l'occupant refuse de collaborer, même par "musique interposée". Il se retire prés de Bordeaux dans une petite maison qui possède. Puis cherchant à se rapprocher de la frontière Espagnole (pour une fuite éventuelle vers les Etats-Unis) il se fixe à Ascarat, prés de St Jean Pied de Port. Pendant 4 ans il écrit des études pour le piano et pour trompettes qu'il ne déposera à la SACEM qu'après la libération. Il passe son temps à aider ses amis musiciens à sortir au mieux de la grande débacle.!
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